Bien des dirigeants de grandes entreprises optent pour la croissance externe par acquisitions plutôt que pour la croissance interne par le développement de produits/services. Lorsqu’ils décident d’introduire une forme de gestion de l’innovation, ce changement implique une nouvelle culture organisationnelle qui demande un effort soutenu et les premiers résultats généralement ne s’affichent pas avant  trois à cinq ans.

Intégrer une culture de gestion de l’innovation

GE, sous la direction de Jack Welch, n’a pas hésité à intégrer à l’ensemble de l’organisation une culture de gestion de l’innovation. Voilà une bonne façon pour une entreprise de secouer son inertie et d’atteindre à plus long terme des résultats qui peuvent s’avérer nettement supérieurs.

Transcontinental, a aussi développé au fil des ans une forte culture organisationnelle d’innovations. Elle s’est tournée vers l’avenir en invitant son personnel à adopter un comportement intrapreneurial, à rechercher de bonnes idées pour générer l’innovation en continu.

L’innovation chez Transcontinental a toujours été présente, mais de façon cyclique étant donné le coût très élevé d’investissement des nouvelles technologies pour demeurer concurrentiel. Sur le plan technologique, l’entreprise ne pouvait pas innover en continu, mais c’est toutefois possible au niveau des processus.

Mettre en place des programmes de soutien

Mais comment s’y prendre? Comment intégrer des projets innovants qui prennent plus de temps à devenir rentables que les acquisitions externes et qui sont bien souvent plus risqués?

Une entreprise peut mettre en place des structures et des ressources pour stimuler l’introduction d’innovations avec un encadrement rigoureux d’évaluation des risques.  Des pratiques de gestion existent pour soutenir des stratégies centrées sur l’innovation et l’intrapreneuriat.

En dressant un diagnostic de l’environnement interne, du contexte organisationnel de l’entreprise, il est possible de dresser un plan d’action efficace afin de créer une dynamique favorable à l’innovation. Ces pratiques vont au-delà de l’implantation de la culture d’amélioration continue du programme Kaizen.

Des pratiques favorables à la gestion de l’innovation

Voici quelques-unes des pratiques qui favorisent l’introduction d’une gestion de l’innovation :

  • Intégration des concepts d’innovation et de créativité dans la mission de l’entreprise
  • Mise en place de programmes formels de soutien à la créativité et à l’innovation (budgets)
  • Établir des politiques et des objectifs d’innovation et mesurer les résultats
  • Miser sur les gens, pas uniquement sur les idées, en offrant de la formation et du support à la créativité
  • Pas trop de contrôle ou de planification
  • Liberté d’action et de temps à l’équipe de R et D (au moins 10%)

Des formations en créativité, innovation et entrepreneuriat

Je me réjouis de constater qu’il y a de plus en plus de formations reliées à l’innovation. Un phénomène auquel je contribue d’ailleurs moi-même puisque j’enseigne la créativité, l’innovation et l’entrepreneuriat à l’École de gestion de l’Université de Sherbrooke. De plus, l’approche pédagogique des cours favorise la mise en pratique des notions apprises

Avez-vous été témoin ou expérimenté une initiative en créativité ou en gestion de l’innovation dans une entreprise? Pensez-vous que ces pratiques sont applicables aux PME? N’hésitez pas à partager votre expérience ou vos commentaires sur cet article .

Contribuons à soutenir notre croissance, d’être au service de la réussite des PME pour un monde meilleur!